DON D'OVOCYTES
DON D'OVOCYTES
ASSOCIATION CEKI | P.M.A
Communauté Enfants Kdos Internationale

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LE DON D'OVOCYTES EN FRANCE
"Parce que devenir maman ne devrait pas être un combat, offrez une chance à celles qui attendent."

En France, le don d'ovocytes est un geste de solidarité essentiel mais qui fait face à un déséquilibre croissant entre l'offre et la demande.
1. Une pénurie persistante et des délais longs
Malgré une sensibilisation accrue, la France manque cruellement de donneuses.
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Les chiffres clés : Fin 2024, près de 2 770 patientes étaient en attente d'un don, alors que seulement 929 femmes se sont portées candidates cette année-là.
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Conséquences : Ce décalage entraîne des délais d'attente importants, oscillant généralement entre 12 et 24 mois selon les régions. Ces délais peuvent s'allonger davantage pour les receveuses ayant des besoins spécifiques (groupes sanguins rares ou origines géographiques diverses).
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L'impact de la nouvelle loi : Depuis 2021, l'accès à la PMA a été élargi aux couples de femmes et aux femmes célibataires, ce qui a naturellement augmenté le nombre de demandes sans que le nombre de dons ne suive la même courbe.
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2. Les conditions pour devenir donneuse
Pour garantir la sécurité médicale et éthique, le don est strictement encadré :
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Âge : Il faut avoir entre 18 et 37 ans inclus.
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Santé : Un bilan médical approfondi est réalisé pour s'assurer du bon état de santé de la donneuse et écarter les risques de transmission de maladies génétiques.
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Liberté et Anonymat relatif : Le don est volontaire et gratuit (les frais médicaux et de transport sont intégralement pris en charge). Depuis septembre 2022, la donneuse doit obligatoirement consentir à ce que son identité et ses données non identifiantes soient transmises à l'enfant né du don, si celui-ci en fait la demande à sa majorité.
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Situation familiale : Il n'est pas nécessaire d'avoir déjà eu des enfants. De plus, le consentement du conjoint n'est plus requis depuis 2022.
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3. Le cadre légal et social
Le système français repose sur des piliers éthiques forts :
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Gratuité : Pour éviter toute marchandisation, aucune rémunération n'est versée (contrairement à d'autres pays comme l'Espagne).
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Protection de l'emploi : La loi prévoit des autorisations d'absence sans perte de salaire pour permettre aux donneuses d'effectuer les examens et l'intervention.
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Anonymat donneur/receveur : Si l'enfant peut accéder à ses origines à 18 ans, la donneuse et les parents receveurs ne peuvent jamais connaître leurs identités respectives.
Le parcours médical : 4 étapes vers le don
Pour pallier le manque de donneuses en France, le processus a été optimisé pour être le moins contraignant possible. Voici comment cela se déroule concrètement :
1. Le bilan initial et l'information Avant tout engagement, vous rencontrez une équipe multidisciplinaire (gynécologue, psychologue, biologiste). L'objectif est de vérifier votre fertilité et votre état de santé général via une prise de sang et une échographie. C'est aussi le moment où vous donnez votre consentement officiel devant notaire ou au tribunal (procédure gratuite).
2. La stimulation ovarienne Pendant environ 10 à 12 jours, vous vous administrez des injections quotidiennes (souvent réalisables soi-même à domicile). Ce traitement permet de faire mûrir plusieurs ovocytes simultanément. Un suivi régulier (3 ou 4 monitorages par échographie et prise de sang) est nécessaire pour ajuster le dosage.
3. Le prélèvement (la ponction) C'est l'étape finale. Elle dure environ 20 minutes et se fait sous anesthésie locale ou légère sédation. Le médecin récupère les ovocytes par voie vaginale sous contrôle échographique. Vous repartez généralement chez vous quelques heures après l'intervention.
4. Le suivi post-don Un rendez-vous de contrôle est prévu quelques semaines après pour s'assurer que tout est rentré dans l'ordre.

